Samedi 20 juin, la sous-préfecture de Ley‑Miro voit un drame: une mère de jumeaux et sa nièce de 10 ans tuées par balle. Le mari, Mamadou Aliou Sall, est placé en garde à vue. Les habitants de Sériabhè craignent que la violence ne soit qu’au début.
Pita, 20 juin, 2026 – Dans le district de Sériabhè, une mère de jumeaux et sa nièce de 10 ans, mortellement grièvement blessées, tombent toutes deux dans un café du centre-ville. Le suspect immédiat est le mari de la victime, Mamadou Aliou Sall, qui a été arrêté peu après les faits.
Les premières scènes étaient blanches et froides. Selon les témoins, un son de coups de feu résonnait à l’extérieur, puis un silence oppressant. Des secours se sont rendus sur place en urgence, mais aucune vie ne pouvait être sauvée.
La mère de l’une des victimes, Adama Oury Bah, a été alertée par le bruit d’une balle. Elle a appelé son réseau d’amis et a découvert que les jeunes étaient coincés au sein d’une dispute familiale. Après son arrivée, elle a trouvé son fils âgé de deux mois lui correspondant dans le panaché de la porte. Le mari de la victime, identifié comme A. O. Sall, était arrêté en état d’agression.
« Je n’étais pas sur les lieux lorsque les faits se sont produits. Après avoir entendu un premier coup de feu, j’ai demandé ce qui se passait. Les enfants m’ont alors dit qu’Aliou avait tué leur sœur. J’ai été terrassée par la nouvelle. » Confie Adama Oury Bah. Elle évoque également la totale perte de ses deux jumeaux, chiffre sanglants de la tragédie.
Les enquêteurs ont clôturé le fichier Criminaux et introduit une charge de meurtre. Les charges supplémentaires, issues d’une investigation en cours, restent à préciser. Mamadou Aliou Sall est interrogé par la Police nationale pour établir les circonstances exactes.
Dans le contexte où les enfants restent sous provision sociale, la communauté de Sériabhè se tourne vers les autorités pour des réformes contre les violences familiales. Si un seul atout reste à retenir de cet acte cruel : qu’une communauté puisse enfin s’unir pour prévenir de tels désastres.

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