Citoyens conakryens saisissent le parquet pour propos haineux de « Général El Sissi

Le 22 juin 2026, trois journalistes ont déposé un signalement au parquet général à Conakry, accuse Moussa Mara, surnommé « Général El Sissi », d’« incitation à la haine » contre la communauté peule. Ils réclament l’arrêt de ses publications et la protection des droits des citoyens.

Le parquet général près la Cour d’appel de Conakry a reçu lundi un dossier signé par le journaliste Abdoul Malick Diallo, le journaliste Mamadou Bhoye Barry et l’avocat Alhassane Bah. Ils ont dénoncé des propos de Moussa Mara, actif sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Général El Sissi », qualifiant les déclarations de « haineuse » et « dangereuse pour la cohésion sociale ».

À selon Diallo, les messages incitent à priver la communauté peule de documents administratifs, à bloquer leurs camions et à empêcher la délivrance d’actes d’état civil. En 2024, les mêmes propos ont déjà engendré des tensions entre communautés. Les citoyens affirment que la justice, à la fois inexpérimentée et lente, n’a pas réagi immédiatement lorsqu’ils ont reçu les premières publicités.

Le signalement souligne également l’absence d’une réponse judiciaire, dénonçant la « remise en cause de la paix sociale ». Le collectif demande le retrait immédiat des comptes de « Général El Sissi » et l’éradication de ses publications. Il stipule que ces propos « ont un pouvoir de division et de violence qui ne sera toléré ».

Moussa Mara a nié ces accusations, déclarant qu’il s’agit d’une campagne de diffamation. Le parquet général a ainsi ouvert une enquête pour déterminer l’existence d’une incitation à la haine. Les autorités ont confirmé la réception du dossier et ont indiqué que l’enquête suivrait les procédures prévues par la loi sur la sécurité nationale.

La Côte intérieure et les autorités judiciaires sont appelées à appliquer rapidement les mesures prévues par le Code pénal guinéen, afin de préserver l’ordre public et de protéger les droits fondamentaux des citoyens, en particulier ceux qui ont pu être ciblés par les propos controversés.

L’affaire, qui a déjà été relayée sur les plateformes numériques, suscite un débat sur le droit d’expression et la responsabilité des influenceurs dans la société guinéenne. Elle rappelle la nécessité d’une régulation plus stricte des contenus haineux en ligne.

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