Mariage meurtrier à Pita : cinq soldats de la balle arrêtés

Le samedi 20 juin, une mère et sa nièce de 10 ans ont été décapitées à Pita, Ley‑Miro. Le mari présumé, Mamadou Aliou Sall, est interpellé. Les victimes, Oumou Sall et Mariama Sadjo Sall, restaient enfant de deux mois. L’enquête dévoilera la logique derrière ce double homicide d’une violence familiale.

Le 20 juin à Sériabhè, l’air de la sous‑préfecture Ley‑Miro a vibré d’un tonnerre. Une sirène, deux disparitions, deux corps sans vie. Oumou Sall, mère de jumeaux de deux mois, et sa nièce Mariama Sadjo, 10 ans, ont été tuées par balle dans leur domicile.

Le coup de feu a immédiatement placé la communauté en crise. Mamadou Aliou Sall, mari d’Oumou, a été placé en garde à vue. Les forces de l’ordre ont séché le foyer, notant traces de balle et poignées de bagages.

Adama Oury Bah, mère des victimes, a quitté son bureau d’après‑mitin pour chercher sa fille dans le salon. « Je n’étais pas sur les lieux, j’ai entendu un coup. Je criais, ils me disaient que Aliou avait tiré. J’étais pétrifiée », confie-t‑elle à la presse. Ses mots résonnent dans le cœur des habitants : la perte d’une ère, le saut brutal vers la tragédie.

Un proche de la famille a confirmé que Mamadou Aliou Sall est déjà à la garde. “Il est interpellé depuis 15 heures. Sa voiture n’était pas dans le voisinage, aucune trace de fuite n’a été signalée”, indique un officier de la police locale.

Le corps d’Adama Oury, bien que choqué, a fourni des détails essentiels : un scénario de feu à la maison, première détonation pendant la nuit, la mort subite de la nièce à l’extérieur. Ce témoignage alimente l’enquête, orientée vers l’éventuelle préméditation.

Deux jumeaux de deux mois, légères figures d’espoir, attendent maintenant une future mère. La communauté a réagi en distribuant des cartes de condoléances, en suspendant des drapeaux noirs sur les maisons. Chaque visages reflète la peine d’un village secoué.

Les enquêteurs restèrent clairs : « Nous devons établir la facture complète, comprendre les liens entre les victimes et le suspect. Toute théorie doit être émise sur la base de preuves solides. »

Dans le silence qui suit, la tension persiste. Les enquêteurs luttent pour asseoir la vérité entre le rugissement de la violence et le murmure de la justice. Le simple nom, Mamadou Aliou Sall, devient désormais un mot cloche dans les rues de Pita, rappelant que l’espoir de la sécurité repose sur la lumière des faits.

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