Le bitumage de la route Camp Carrefour–École Africof est en suspens depuis plus d’un an. Les résidents dénoncent l’abandon du projet qui les relie à des services essentiels, threaté par inondations et crime. Le manque de transport entrave leur quotidien et leur sécurité.
Les travaux ont débuté en septembre 2022 sous la supervision du ministère des Travaux publics. Les locaux de Nassouroulaye 1 avaient attendu six mois de baux et d’invisibilité, puis un arrêt complet du chantier annoncé en mars 2024.
Aujourd’hui, la route disparaît dans des ruelles mal drainées. Les inondations fréquentes rendent la traversée dangereuse à pied ou à moto, tandis que les automobilistes évitent de passage. Le manque d’accès rapide aux écoles, aux marchés et aux hôpitaux compromet la santé et l’éducation des jeunes.
« Nous avons deux ans sans voir de camion de goudronner la route, et c’est la plus à coup de voleurs qui pirouette d’un endroit à l’autre », explique Adama Sagna, chef de quartier. Au dernier sondage, 73 % des résidents ont signalé des vols d’objets personnels dans les rues sèches.
Les autorités insistent sur un retard d’organisation, citant un déficit de financement. Pourtant, le rapport de la strété G500, qui couronne la zone, ne révèle aucune alerte de manque budgétaire. Le médiatique sur ce sujet reste toutefois inactivé.
Le gilet jaune de la coalition de communautés a signé une pétition de 4 000 signatures. Le premier ministre a promis de réexaminer les rapports de la région d’ici quatre semaines.
Mais selon le comité de suivi local, aucune solution n’est proche; l’avion du projet repose en panne. La route restera inactive, et les habitants de Nassouroulaye 1 devront continuer à submerger les ruelles et les chantiers abandonnés.
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