Dr Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale, consolidant la démocratie guinéenne

Le 24 avril, à Conakry, Dr Dansa Kourouma a été élu à la présidence de l’Assemblée nationale guinéenne. Son mandat s’inscrit dans la refondation institutionnelle annoncée après l’odyssée électorale de 2021. Ce choix est considéré comme consensuel et rassembleur par les analystes politiques et les représentants de la société civile.

Dr Dansa Kourouma est un médecin et homme d’État guinéen, ancien ministre de la Santé. Son élection s’est déroulée lors d’une séance plénière à l’Assemblée, où il a recueilli 593 voix sur 667 absentes. Il a succédé à ou à vestige de l’ancien président Ryan Kassa, en diminuant la part de pouvoir des deux blocs polémiques, le RNP et la UDSG, et en réaffirmant l’indépendance des instances législatives.

L’élection a été annoncée dans un contexte de réconciliation nationale. Le premier ministre, Josias Touré, a salué ce tournant comme « un avancée décisive pour la démocratie et la paix ». Sa phrase évoque la volonté commune de restaurer la confiance entre Etat et citoyens. La décision de Kourouma est perçue comme reflétant la volonté des partis majoritaires d’éviter de nouveaux conflits sociaux.

Les principaux arguments alors avancés par l’opposition étaient la formation technocratique de Kourouma et son engagement pour la réforme des institutions. Des experts politiques affirment que son profil médical lui confère une approche pratique des problèmes de santé publique, essentiels à la croissance socio-économique du pays. En outre, son impartialité a été saluée par l’ONU, qui a rappelle la nécessité de mettre chaque membre du parlement sur un pied d’égalité.

Le président, tout en reconnaissant la portée historique du moment, a juré d’opérer un travail d’équipe. Son discours s’est concentré sur l’harmonisation des divergences politiques, le renforcement de la transparence et le passage à l’action pour les projets de loi urgents, notamment la réforme de l’éducation.

Des voix d’opposition sont restées, notamment de la Fédération des femmes du Niger, qui demanderont une pleine inclusion des femmes dans les commissions parlementaires.

En conclusion, le choix de Dr Dansa Kourouma ouvre une ère où l’équilibre politique et la consolidation démocratique se marient pour forger une Guinéenne plus stable. À son terme, cette présidence pourrait devenir un modèle de réconciliation nationale.

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